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De l’une à l’autre. De la grossesse à l’Abandon

Auteur : MARINOPOULOS Sophie
Éditeur : Hommes et perspectives 1997

Réf. bibliothèque (espace adoption) AB19 6453

Abandon, accouchement sous X, filiation, mère

Sophie Marinopoulos, psychologue clinicienne au sein d’une consultation « Femmes enceintes en difficultés » parle de sa pratique auprès de ces mères qui abandonnent leur enfant à la naissance. A travers ses rencontres, elle nous amène à réfléchir à l’impensable de l’abandon, à dépasser nos préjugés et elle nous confronte à d’autres pratiques culturelles. Pour être adopté, il faut avoir été, au préalable abandonné. Sophie Marinopoulos écrit : « l’enfant adopté sans que son abandon soit nommé, est amputé d’une partie de lui-même ». En laissant une place à ses mères de l’ombre, l’auteur nous dit de manière subtile qu’une naissance suivie d’abandon n’est pas une naissance honteuse et inavouable ; c’est une naissance sur laquelle viendra se greffer une parentalité et une filiation adoptive. Sophie Marinoupolos nous rappelle que si l’abandon est sous le signe de la rupture, il est aussi sous le signe de l’adaptation. L’enfant a des possibilités pour s’attacher, pour tisser des liens. Il en a aussi pour se détacher, pour se ressourcer, pour continuer. Pour que ce passage d’une mère à l’autre, d’une rive à l’autre ne soit pas impossible, pour que l’enfant ne soit pas désespérément accroché à la perte de sa mère de naissance, l’enfant a besoin qu’une parole lui soit donnée sur son abandon, qu’il ne soit pas un « enfant de personne ». En instituant un cadre officiel d’accueil, d’écoute, cette psychologue aide ces femmes à penser l’existence de l’enfant. En les accompagnant, elle soutient par la parole la naissance psychique de l’enfant et permet à ces mères d’être reconnues dans cette parentalité de l’abandon. En faisant sortir les mères abandonnantes de leur inexistence, Sophie Marinopoulos nous pousse à penser et nommer ces deux parentalités, celle des parents de naissance, celle des parents adoptifs. Mettre en mots le sens de cette séparation permet à l’enfant d’être reconnu dans son histoire singulière et lui donne accès à la possibilité de s’inscrire dans une nouvelle filiation. « Mettre au monde et être la mère de naissance, sans pour autant le nommer comme son enfant. Etre né d’elle, être l’enfant d’une autre. »

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